Notre-Dame
de Pontmain
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Dans les jardins de
la communauté
une petite chapelle
est érigée
en hommage à
Notre-Dame de Pontmain.
La notoriété
de Notre-Dame de Pontmain
vient de l’événement
du 17 janvier 1871 :
ce jour-là, le
ciel s’est ouvert,
et Marie a visité
un petite peuple dans
l’angoisse. Pendant
trois heures s’est
déroulée
dans le ciel une étonnante
scénographie
que les enfants éblouis
ont décrite aux
gens du village, rassemblés
autour des voyants pour
une veillée de
prière en présence
de Marie.
Pontmain, après
La Salette (1846) et
Lourdes (1858), est
l’une des trois
grandes apparitions
mariales reconnues par
l’Eglise dans
la France du 19ème
siècle.
Un rapide Historique
Pontmain, le 17 janvier
1871. II fait nuit.
II fait froid. La France
est en guerre. Paris
est assiégé.
Les Prussiens, vainqueurs,
sont aux portes de Laval.
A Pontmain, c'est l'angoisse
: on est sans nouvelles
des 38 jeunes mobilisés.
Ce soir-là, Eugène
Barbedette aide son
père à
piler les ajoncs dans
la grange. Son jeune
frère, Joseph,
est là aussi.
Eugène sort "voir
le temps".
C'est
alors qu'il voit au-dessus
de la maison d'en face
une belle dame à
la robe constellée
d'étoiles qui
le regarde en souriant
et en tendant les mains
en avant. Les villageois
accourent vers la grange.
D'autres enfants voient
à leur tour.
Un ovale bleu avec quatre
bougies éteintes
vient entourer la Belle
Dame. Autour de Monsieur
le Curé et des
religieuses de l'école
s'organise une veillée
de prière.
On récite le
chapelet, puis le Magnificat,
quand une banderole
se déroule entre
l'ovale et le toit de
la maison. Lettre après
lettre, un message s'inscrit,
aussitôt épelé
et lu par les enfants,
pendant que la foule
chante les litanies
de la Sainte Vierge,
l'Invioiata et le Salve
Regina.
MAIS
PRIEZ MES ENFANTS
DIEU VOUS EXAUCERA
EN PEU DE TEMPS
•
MON
FILS SE LAISSE
TOUCHER |
La ferveur grandit
et les enfants manifestent
leur joie : "Oh
! Qu'elle est belle
!" On chante Mère
de l'Espérance.
Soudain les enfants
deviennent tout tristes
alors que le visage
de Marie est empreint
lui aussi d'une profonde
tristesse.
Marie montre Jésus
Une croix rouge apparaît
devant elle portant
Jésus tout sanglant.
Au sommet de la Croix,
sur une traverse blanche,
s'écrit en rouge
le nom de Celui qui
est là : JESUS
CHRIST. Marie saisit
le crucifix à
deux mains et le présente
aux enfants tandis qu'une
petite étoile
allume les quatre bougies
de l'ovale. On prie
en silence. On chante
Ave Maris Stella. Le
crucifix rouge disparaît.
Marie reprend l'attitude
du début, les
mains tendues dans un
geste d'accueil. Une
petite croix blanche
apparaît sur chacune
de ses épaules.
Tout le monde s'agenouille
dans la neige pour la
prière du soir.
Bientôt un grand
voile blanc se déroule
à partir des
pieds et peu à
peu la recouvre entièrement.
« Tout est fini
» disent les enfants.
Chacun retourne chez
soi le coeur apaisé.
Onze jours plus tard
l'armistice est signé.
Les Prussiens n'étaient
pas entrés à
Laval.
Des grâces de
toutes sortes sont obtenues.
Après une enquête
et un procès
canonique, l'évêque
de Laval, Mgr Wicart,
déclare le 2
février 1872
: « Nous jugeons
que l'Immaculée
Vierge Marie, Mère
de Dieu, a véritablement
apparu le 17 janvier
1871, à Eugène
et Joseph Barbedette,
Françoise Richer
et Jeanne-Marie Lebossé
dans le hameau de Pontmain.
»