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Jeunesse
studieuse
354 : Naissance à
Thagaste le 13 novembre.
Parents : Monique et
Patricius.
361 : Etudes à
Thagaste. «Je
fus livré à
l’école.
» (I, 9, 14)
365 : Etudes à
Madaure. «Mon
premier séjour
hors de chez moi»
(II, 3, 5)
369 : Année d’oisiveté
à Thagaste. Vol
de poires (II, 3, 8)
370 : Etudiant à
Carthage, grâce
aux subsides de Romanianus
(III, 1)
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14. O Dieu, mon Dieu,
quelles misères,
quelles déceptions
n'ai-je pas subies,
à cet âge,
où l'on ne
me proposait d'autre
règle de bien
vivre qu'une docile
attention aux conseils
de faire fortune dans
le siècle,
et d'exceller dans
cette science verbeuse,
servile instrument
de l'ambition et de
la cupidité
des hommes. Puis je
fus livré à
l'école pour
apprendre les lettres;
malheureux, je n'en
voyais pas l'utilité,
et pourtant ma paresse
était châtiée.
On le trouvait bon;
nos devanciers dans
la vie nous avaient
préparé
ces sentiers d'angoisses
qu'il fallait traverser;
surcroît de
labeur et de souffrance
pour les enfants d'Adam.
5. Et, cette même
année, ramené
de Madaure, ville
voisine de notre séjour
et mon premier pèlerinage
littéraire
et oratoire, j'avais
interrompu mes études.
On préparait
la dépense
d'un plus lointain
exil à Carthage,
mon père, humble
citoyen du municipe
de Thagaste, consultant
moins sa fortune que
son ambition. Eh!
pour qui ce récit?
Pas pour vous, mon
Dieu; mais en m'adressant
à vous, je
parle à tous
les hommes mes frères,
si peu qu'ils soient
ceux à qui
ces pages tomberont
entre les mains. Et
pourquoi ? Pour que
tout lecteur considère
avec moi de quel profond
abîme il nous
faut crier vers vous.
Et néanmoins
se confesser de coeur,
vivre de foi, quoi
de plus près
de votre oreille?
Quelles louanges alors
ne prodiguait-on pas
à mon père
pour fournir, au delà
de ses ressources,
au studieux et lointain
voyage de son fils?
Combien de citoyens
beaucoup plus opulents
que lui étaient
loin d'avoir tel souci
de leurs enfants?
Et ce même père
ne s'inquiétait
pas si je croissais
pour vous, si j'étais
chaste, pourvu que
je fusse disert, ou
plutôt désert
sans votre culture,
ô Dieu, bon,
vrai, seul maître
du champ de mon coeur
8.
Voilà avec
quels compagnons je
courais les places
de Babylone, et me
roulais dans sa fange
(374) comme dans des
eaux de senteur et
de parfums de cinnamome.
Et pour m'attacher
plus victorieusement
au principe du péché,
l'ennemi invisible
me foulait aux pieds,
et me séduisait,
si facile que j'étais
à séduire!
Sortie du coeur de
la cité abominable,
mais culminant, lente
encore, dans les voies
du retour, la mère
de ma chair m'avertit
bien de garder la
pudeur, et pourtant
cette confidence de
son mari n'éveilla
pas en elle la pensée
de resserrer dans
les limites de l'amour
conjugal, sinon de
couper au vif ces
instincts passionnés
dont les germes, déjà
si funestes, offraient
à ses alarmes
le présage
des plus grands dangers.
Elle négligea
le remède,
dans la crainte que
toute mon espérance
ne fût entravée
par la chaîne
du mariage; non pas
cette espérance
de la vie future qu'elle
plaçait en
vous, ma pieuse mère,
mais l'espérance
d'un avenir littéraire
dont ils étaient
l'un et l'autre trop
jaloux pour moi; lui,
parce qu'il ne songeait
guère à
vous, et rêvait
des vanités
pour moi; elle, parce
que loin de croire
que ces études
me fussent nuisibles,
elle les regardait
comme des échelons
qui devaient m'élever
jusqu'à votre
possession. (25) Telles
sont les conjectures
que hasardent mes
souvenirs sur les
dispositions de mes
parents. Et puis au
lieu d'user d'une
sage sévérité,
on lâchait la
bride en mes divertissements
à la multitude
de mes passions déréglées,
et un épais
brouillard interceptait
sans cesse à
ma vue, ô mon
Dieu, la lumière
de votre vérité
! " Et mon iniquité
naissait comme de
mon embonpoint (Ps.
LXXII, 7). "
1. Je vins à
Carthage, où
bientôt j'entendis
bouillir autour de
moi la chaudière
des sales amours.
Je n'aimais pas encore,
et j'aimais à
aimer; et par une
indigence secrète,
je m'en voulais de
n'être pas encore
assez indigent. Je
cherchais un objet
à mon amour,
aimant à aimer;
et je haïssais
ma sécurité,
ma voie exempte de
piéges. Mon
coeur défaillait,
vide de la nourriture
intérieure,
de vous-même,
mon Dieu; et ce n'était
pas de cette faim-là
que je me sentais
affamé ; je
n'avais pas l'appétit
des aliments incorruptibles:
non que j'en fusse
rassasié; je
n'étais dégoûté
que par inanition.
Et mon âme était
mal portante et couverte
de plaies, et se jetant
misérablement
hors d'elle-même,
elle mendiait ces
vifs attouchements
qui devaient envenimer
son ulcère.
C'est la vie que l'on
aime dans les créatures
aimer, être
aimé m'était
encore plus doux,
quand la personne
aimante se donnait
toute à moi.
(7) Je souillais donc
la source de l'amitié
des ordures de la
concupiscence; je
couvrais sa sérénité
du nuage infernal
de la débauche.
Hideux et infâme,
dans la plénitude
de ma vanité,
je prétendais
encore à l'urbanité
élégante.
Et je tombai dans
l'amour où
je désirais
être pris, O
mon Dieu, ô
ma miséricorde,
de quelle amertume
votre, bonté
a assaisonné
ce miel! Je fus aimé,
j'en vins aux liens
secrets de la jouissance,
et, joyeux, je m'enlaçais
dans un réseau
d'angoisses, pour
être bientôt
livré aux verges
de fer brûlantes
de la jalousie, des
soupçons, des
craintes, des colères
et des querelles.
371 : Mort de Patricius.
Liaison avec celle
qui lui donnera un
fils en 372, Adéodat
mort sans doute en
389.
372 : Adhésion
au manichéisme
(III, 6, 10)
Vie inquiète
du professeur
374 : Professeur à
Thagaste. Perte d’un
ami (IV, 4, 7).
(41) 10. Aussi, je
rencontrai des hommes,
au superbe délire,
charnels et parleurs;
leur bouche recélait
un piége diabolique,
une glu composée
du mélange
des syllabes de votre
nom, et des noms de
Notre-Seigneur Jésus-Christ
et du Paraclet notre
consolateur, l'Esprit-Saint.
Ces noms résidaient
toujours sur leurs
lèvres, mais
ce n'était
qu'un son vainement
articulé; leur
coeur était
vide du vrai. Et ils
disaient: Vérité,
vérité;
ils me la nommaient
sans cesse, et jamais
elle n'était
en eux. Ils débitaient
l'erreur, non-seulement
sur vous, qui êtes
vraiment la vérité,
mais sur ce monde
élémentaire,
votre ouvrage, où,
par delà les
vérités
mêmes connues
des philosophes j'ai
dû m'élancer,
grâce (381)
à votre amour,
ô mon Père,
ô bonté
souveraine, beauté
de toutes les beautés!
(42) Vérité,
vérité,
combien alors même,
et du plus profond
de mon âme,
je soupirais pour
vous, quand, si souvent,
et de mille manières,
et de vive voix, ces
hommes faisaient autour
de moi bruire votre
nom dans leurs nombreux
et longs ouvrages!
Et les mets qu'ils
servaient à
mon appétit
de vérité,
c'étaient,
au lieu de vous, "
la lune, le soleil,"
chefs-d'oeuvre de
vos mains, mais votre
oeuvre, et non pas
vous, ni même
votre oeuvre suprême;
car vos créatures
spirituelles sont
encore plus excellentes
que ces corps éclatants
de lumière
et roulant dans les
cieux.
(43) Et ce n'était
pas de ces créatures
excellentes, c'était
de vous seule, ô
vérité
sans changement et
sans ombre (Jacq.
I,17), que j'avais
faim et soif; et l'on
ne présentait
à ma table
que de splendides
fantômes. Et
mieux eût valu
attacher mon amour
à ce soleil,
vrai du moins pour
les yeux, qu'à
ces mensonges, qui,
par les yeux, trompent
l'esprit. Et toutefois
je les prenais pour
vous, et je m'en nourrissais,
mais sans avidité,
car mon palais ne
me rendait pas la
saveur de votre réalité;
et vous n'étiez
rien de toutes ces
vaines fictions, où
je trouvais moins
aliment qu'épuisement.
La nourriture imaginaire
de nos songes est
semblable à
la nourriture de nos
veilles; et elle laisse
notre sommeil à
jeun. Mais ces vanités
ne vous ressemblaient
en rien, comme depuis
votre parole me l'a
fait connaître;
ce n'étaient
que rêves insensés,
corps fantastiques,
bien éloignés
de la certitude de
ces corps réels,
soit célestes,
soit terrestres, que
nous voyons de l'oeil
charnel, de l'oeil
des brutes et des
oiseaux; corps plus
vrais néanmoins
dans leur réalité
que dans notre imagination;
mais combien notre
imagination est plus
vraie que cette induction
chimérique
qui se plaît
à en soupçonner
d'immenses, d'infinis,
pur néant,
dont alors je me repaissais
à vide!
(44) Mais vous, mon
amour, en qui je me
meurs pour être
fort, vous n'êtes
ni ces corps que nous
voyons dans les cieux,
ni ceux que nous ne
pouvons voir de si
bas; car ils ne sont
que vos créatures,
et même ne résident
pas au faîte
de votre création.
Combien donc êtes-vous
loin de ces folles
conceptions, de ces
chimères de
corps qui n'ont aucun
être, qui ont
moins de certitude
que les images mêmes
des corps réels,
entités plus
certaines que ces
images, et qui ne
sont pas vous: vous
n'êtes pas même
l'âme qui est
leur vie, cette vie
des corps meilleure
et plus certaine que
les corps; mais vous
êtes la vie
des âmes, la
vie des vies, indépendante
et immuable vie, ô
vie de mon âme!
(27) 7. En ces premières
années de mon
enseignement dans
ma ville natale, je
m'étais fait
un ami, que la parité
d'études et
d'âge m'avait
rendu bien cher; il
fleurissait comme
moi sa fleur d'adolescence.
Enfants, nous avions
grandi ensemble; nous
avions été
à l'école,
nous avions joué
ensemble. Mais il
ne m'était
pas alors aussi cher
que depuis, quoique
notre amitié
n'ait jamais été
vraie; car l'amitié
n'est pas vraie si
vous ne la liez vous-même
entre ceux qui s'attachent
à vous "
par la charité,
que e répand
dans nos coeurs l'Esprit-Saint
qui nous " est
donné (Rom.
V,5) " Et pourtant,
elle m'était
bien douce cette liaison
entretenue au foyer
des mêmes sentiments.
Je l'avais détourné
de la vraie foi, dont
son enfance n'avait
pas été
profondément
imbue, pour l'amener
à ces fables
de superstition et
de mort qui coûtaient
tant de larmes à
ma mère. Il
s'égarait d'esprit
avec moi, cet homme
dont mon âme
ne pouvait plus se
passer. Mais vous
voilà ! ...
toujours penché
sur la trace de vos
fugitifs, Dieu des
vengeances et source
des miséricordes,
qui nous ramenez à
vous par des voies
admirables... vous
voilà! et vous
retirez cet homme
de la vie; à
peine avions-nous
fourni une année
d'amitié, amitié
qui m'était
douce au delà
de tout ce que mes
jours d'alors ont
connu de douceur !
376 : Professeur à
Carthage (IV, 7, 12).
383 : Rencontre de
l’évêque
manichéen Faustus
(V, 6, 11). Déception.
Départ pour
Rome (V, 8, 14).
(46)
12. O démence!
qui ne sait pas aimer
les hommes selon l'homme.
Homme insensé
que j'étais
alors, si impatient
des afflictions humaines!
Oppressé, troublé,
je soupirais, je pleurais,
incapable de repos
et de conseil; je
portais mon âme
déchirée
et sanglante, et qui
ne voulait plus se
laisser porter par
moi, et je ne savais
où la poser.
Le charme des bois,
les jeux et les chants
, l'air embaumé
, les banquets splendides,
les voluptés
du lit et de la table,
la lecture, la poésie,
rien ne pouvait la
distraire. Tout m'était
en horreur; la lumière
elle-même; et
tout ce qui n'était
pas lui m'était
odieux et nuisible,
hormis les gémissements
et les larmes, qui
seuls donnaient quelque
repos à ma
douleur.
(47) Et dès
qu'une distraction
en éloignait
mon âme, je
pliais sous le fardeau
de ma misère,
que vous seul, Seigneur,
pouviez soulever et
guérir. Je
le savais, mais je
manquais de volonté
et de force, d'autant
plus que vous n'étiez
à ma pensée
rien de solide ni
de certain. Ce n'était
pas vous, mais un
vain fantôme,
mais mon erreur, qui
était mon Dieu.
Vainement je voulais
y appuyer mon âme;
elle manquait dans
ce vide et retombait
sur moi, Et je me
restais à moi-même
mon unique lieu, lieu
de malheur, où
je ne pouvais rester,
et dont je ne pouvais
sortir. Où
mon coeur se fût-il
enfui de mon coeur?
où me serais-je
précipité
hors de moi-même?
où me serais-je
dérobé
à ma poursuite?
Et cependant j 'abandonnai
ma patrie; car mes
yeux le cherchaient
moins où ils
n'étaient pas
accoutumés
à le voir,
et de Thagaste je
vins à Carthage.
(390)
(41)
10. Et pendant ces
neuf années
où mon esprit
s'égarait à
les suivre, j'attendais
avec impatience la
venue de ce Faustus;
car ceux de la secte
que j 'avais rencontrés
jusqu'alors, et qui
tous manquaient de
réponses à
mes objections, me
l'annonçaient
comme. devant, dès
l'abord et au premier
entretien, me donner
facile solution de
ces difficultés,
et . de plus graves
encore, qui pourraient
inquiéter ma
pensée. (399)
(42) Il vint, et je
vis un homme doux,
de parole agréable,
et gazouillant les
mêmes contes
avec beaucoup plus
de charme qu'aucun
d'eux. Mais que faisait
à ma soif toute
la bonne grâce
d'un échanson
qui ne m'offrait que
de précieux
vases ? Mon oreille
était déjà
rassasiée de
ces discours; ils
ne me semblaient pas
plus solides pour
être éloquents,
ni plus vrais pour
être plus polis.
Et je ne jugeais pas
de la sagesse de son
âme à
la convenance de sa
physionomie et aux
grâces de son
élocution.
Ceux qui me l'avaient
vanté étaient
de mauvais juges,
qui ne l'estimaient
docte et sage que
parce qu'ils cédaient
au charme de sa parole.
(43) J'ai connu une
autre espèce
d'hommes à
qui la vérité
même est suspecte,
et qui refusent de
s'y rendre quand elle
est proposée
en beaux termes. Mais
déjà,
mon Dieu, vous m'aviez
enseigné par
des voies admirables
et secrètes;
et je crois que je
tiens de vous cet
enseignement, parce
qu'il est vrai, et
que nul autre que
vous n'enseigne la
vérité,
où et d'où
qu'elle vienne. J'avais
donc appris de vous
que ce n'est point
raison qu'une chose
semble vraie pour
être dite avec
éloquence,
ni fausse parce que.
les sons, s'élancent
des lèvres
sans harmonie ; ni
au rebours, qu'une
chose soit vraie par
là même
qu'elle est énoncée
sans politesse, ni
fausse parce qu elle
est vêtue de
brillantes paroles;
mais qui! il en est
de ta sagesse et de
la folie comme d'aliments
bons ou mauvais, et
des expressions comme
de vases d'or et d'argile
ou ces aliments peuvent
être indifféremment
servis.
(44) 11. Le vif désir
que j'avais eu si
longtemps devoir cet
homme trouvait quelque
satisfaction dans
le mouvement et la
vivacité de
ses discours, dans
la propriété
de son langage, qui
se pliait comme un
vêtement à
sa pensée.
J'admirais cette éloquence
avec plusieurs, et
je la publiais plus
haut que nul autre;
mais je souffrais
avec peine que son
nombreux auditoire
ne me permît
pas de lui proposer
mes doutes, de lui
communiquer les perplexités
de ma pensée
en conférence
familière,
dans un libre entretien.
Je pris toutefois
l'occasion en temps
et lieu convenables,
en compagnie de mes
intimes amis, et je
lui dérobai
une audience.
(45) Je lui proposai
plusieurs questions
qui m'embarrassaient;
et je m'assurai bientôt
qu'étranger
à toutes les
sciences, il n'avait
même de ]a grammaire
qu'une connaissance
assez vulgaire. Il
avait lu quelques
discours de Cicéron,
certains passages
de Sénèque,
quelques tirades de
poésie, et
ce qu'il avait trouvé
dans les écrivains
de sa secte de plus
élégant
et de plus pur. L'exercice
journalier de la parole
lui avait donné
cette facilité
d'élocution,
qu'une certaine mesure
dans l'esprit, accompagnée
de , grâce naturelle,
rendait plus agréable
et plus propre à
séduire. N'est-ce
pas la vérité,
Seigneur mon Dieu,
arbitre de ma conscience?
Vous voyez à
nu mon coeur et ma
mémoire, ô
vous qui déjà
me conduisiez par
les plus secrètes
voies de votre Providence,
et présentiez
à ma face la
laideur de mes égarements,
pour que leur vue
m'en donnât
la haine.
(58) 14. C'est donc
par un ordre inconnu
de votre Providence,
qu'il me fut persuadé
d'aller a Rome, pour
y enseigner la rhétorique
plutôt, qu'à
Carthage. Et d'où
me vint cette persuasion,
je ne manquerai pas
de vous le confesser,
parce qu'ici les abîmes
de vos secrets, et
la présence
permanente de votre
miséricorde
sur nous, se découvrent
à ma pensée
et sollicitent mes
louanges. Je ne me
laissai pas conduire
à Rome par
l'espoir que m'y promettaient
mes amis, de considération
et d'avantages plus
grands, quoique de
telles raisons fussent
alors toutes-puissantes
sur mon esprit;
384 : A Milan.
Visite à Ambroise,
dont il écoute
la prédication
(VI, 3, 3).
385 : Renvoi de sa
concubine (VI, 15,
25).
mais la plus forte,
la seule même
qui me décida,
c'est que j'avais
ouï dire que
la jeunesse y était
plus studieuse, plus
patiente de l'ordre
et de la répression;
qu'un maître
n'y voyait jamais
sa classe insolemment
envahie par des disciples
étrangers à
ses leçons,
et qu'on ne pouvait
même y être
admis que sur sa permission.
(59) Or, rien n'est
comparable à
la honteuse et brutale
licence des écoliers
de Carthage. Ils (60)
forcent l'entrée
des cours avec fureur
et leur démence
effrontée bouleverse
l'ordre que chaque
maître y établit
dans l'intérêt
de ses disciples.
Ils commettent, avec
une impudente stupidité,
mille insolences que
la loi devrait punir,
si elles ne comptaient
sur le patronage de
la coutume. Malheureux,
qui font, comme licite,
ce qui sera toujours
illicite devant votre
loi éternelle;
qui croient à
l'impunité,
déjà
punis par leur cécité
morale, et souffrant
incomparablement plus
qu'ils ne font souffrir.
Ces brutales habitudes
dont, écolier,
j'avais su me préserver,
maître; j'étais
contraint de les endurer.
Voilà ce qui
m'attirait où
un témoignage
unanime m'assurait
qu'il ne se passait
rien de semblable.
(61) Mais vous, "
mon espérance
et mon héritage
dans la terre des
vivants (Ps CXLI,
6) ", vous m'inspiriez
ce désir de
migration pour le
salut de mon âme,
vous prêtiez
des épines
à Carthage
pour m'en arracher,
des charmes à
Rome pour m'y attirer,
et cela par l'entremise
de ces hommes, amateurs
de cette mort vivante;
les uns m'étalant
leurs insolences,
les autres leurs vaines
promesses, et, afin
de redresser mes pas,
vous vous serviez
en secret de leur
malice et de la mienne.
Ces perturbateurs
de mon repos étaient
possédés
d'une aveugle frénésie;
ces tauteurs de mes
espérances
n'avaient de goût
que pour la terre,
et moi, qui détestais
à Carthage
une réalité
de misère,
je poursuivais a Rome
un mensonge de félicité.
(21)
3. Mes gémissements
et mes prières
ne vous appelaient
pas encore à
mon secours; mon esprit
inquiet cherchait
et discutait sans
repos. Et j'estimais
Ambroise lui-même
un homme heureux suivant
le siècle,
à le voir honoré
des plus hautes puissances
de la terre : son
célibat seul
me semblait pénible.
Mais tout ce qu'il
nourrissait d'espérance,
tout ce qu'il avait
de luttes à
soutenir contre les
séductions
de sa propre grandeur,
tout ce qu'il trouvait
de consolations dans
l'adversité,
de charmes dans la
voix secrète
qui lui parlait au
fond du coeur, tout
ce qu'il goûtait
de savoureuses joies
en ruminant le pain
de vie, je n'en avais
nul pressentiment,
nulle expérience,
et lui ne se doutait
pas de mes angoisses
et de la fosse profonde
où j'allais
tomber. Il m'était
impossible de l'entretenir
de ce que je voulais,
comme je le voulais;
une armée de
gens nécessiteux
me dérobait
cette audience et
cet entretien il était
le serviteur de leurs
infirmités.
S'ils lui laissaient
quelques instants,
il réconfortait
son corps par les
aliments nécessaires
et son esprit par
la lecture.
(22) Quand il lisait,
ses yeux couraient
les pages dont son
esprit perçait
le sens; sa voix et
sa langue se reposaient.
Souvent en franchissant
le seuil de sa porte,
dont l'accès
n'était jamais
défendu, où
l'on entrait sans
être annoncé,
je le trouvais lisant
tout bas et jamais
autrement. Je m'asseyais,
et après être
demeuré dans
un long silence (qui
eût osé
troubler une attention
si profonde ?) je
me retirais, présumant
qu'il lui serait importun
d'être interrompu
dans ces rapides instants,
permis au délassement
de son esprit fatigué
du tumulte de tant
d'affaires. Peut-être
évitait-il
une lecture à
haute voix, de peur
d'être surpris
par un auditeur attentif
em quelque passage
obscur ou difficile,
qui le contraignit
à dépenser
en éclaircissement
ou en dispute, le
temps destiné
aux ouvrages dont
il s'était
proposé l'examen;
et puis, la nécessité
de ménager
sa voix qui se brisait
aisément, pouvait
être encore
une juste raison de
lecture muette. Enfin,
quelle que fût
l'intention de cette
habitude, elle ne
pouvait être
que bonne en un tel
homme.
(111)
25. Cependant mes
péchés
se multipliaient;
et quand on vint arracher
de mes côtés,
comme un obstacle
à mon mariage,
la femme qui vivait
avec moi, il fallut
déchirer le
coeur où elle
avait racine, et la
blessure saigna longtemps.
Mais elle, à
son retour en Afrique,
vous fit voeu de renoncer
au commerce de l'homme.
Elle me laissait le
fils naturel qu'elle
m'avait donné.
Et moi malheureux,
incapable d'imiter
une femme, impatient
de cette attente de
deux années
pour obtenir la main
qui m'était
promise, n'étant
point amoureux du
mariage, mais esclave
de la volupté,
je trouvai une autre
femme, comme pour
soutenir et irriter
la maladie de mon
âme, en lui
continuant cette honteuse
escorte de plaisirs
jusqu'à l'avènement
de l'épouse.
Ainsi la blessure
dont la première
séparation
m'avait navré,
ne guérissait
pas: niais après
de cuisantes douleurs,
elle tournait en sanie:
et le mal, plus languissant,
n'en était
que plus désespéré.
Conversion à
Milan
386 : Lecture des
Livres platoniciens
(VII, 10, 16).
386 : Août.
Scène du jardin
(VIII, 12, 29).
(81) 16. Ainsi averti
de revenir à
moi, j'entrai dans
le plus secret de
mon âme, aidé
de votre secours.
J'entrai, et j'aperçus
de l'oeil intérieur,
si faible qu'il fût,
au-dessus de cet oeil
intérieur,
au-dessus de mon intelligence,
la lumière
immuable; non cette
lumière évidente
au regard charnel,
non pas une autre,
de même nature,
dardant d'un plus
vaste foyer de plus
vifs rayons et remplissant
l'espace de sa grandeur.
Cette lumière
était d'un
ordre tout différent.
Et elle n'était
point au-dessus de
mon esprit, ainsi
que l'huile est au-dessus
de l'eau, et le ciel
au-dessus de la terre;
elle m'était
supérieure,
comme auteur de mon
être; je lui
étais inférieur
comme son ouvrage.
Qui connaît
la vérité
voit cette lumière,
et qui voit cette
lumière connaît
l'éternité.
L'amour est l'oeil
qui la voit,
(82) O éternelle
vérité!
ô vraie charité
!ô chère
éternité!
vous êtes mon
Dieu; après
vous je soupire, jour
et nuit; et dès
que je pus vous découvrir,
vous m'avez soulevé,
pour me faire voir
qu'il me restait infiniment
à voir, et
que je n'avais pas
encore les yeux pour
voir. Et vous éblouissiez
ma faible vue de votre
vive et pénétrante
clarté, et
je frissonnais d'amour
et d'horreur. Et je
me trouvais bien loin
de vous, aux régions
souterraines où
j'entendais à
peine votre voix descendue
d'en-haut: "
Je suis la nourriture
des forts; crois,
et tu me mangeras.
Et je ne passerai
pas dans ta substance,
(423) comme les aliments
de ta chair; c'est
toi qui passeras dans
la mienne. "
(83) Et j'appris alors
que vous éprouviez
l'homme à cause
de son iniquité,
et qu'ainsi "
vous aviez "
fait sécher
mon âme comme
l'araignée
( Ps. XXXVIII, 12).
" Et je disais
: N'est-ce donc rien
que la vérité,
parce qu'elle ne s'étend,
à mes yeux,
ni dans l'espace fini,
ni dans l'infini?
Et vous m'avez crié
de loin : Erreur,
je suis celui qui
est ( Exod. III, 14)!
Et j'ai entendu, comme
on entend dans le
coeur, Et je n'avais
plus aucun sujet de
douter. Et j 'eusse
douté plutôt
de ma vie que de l'existence
de la vérité,
" où atteint
le regard de l'intelligence
à travers les
créatures visibles
(Rom. I, 20). "
(106) 28. Quand, du
fond le plus intérieur,
nia pensée
eut retiré
et amassé toute
ma misère devant
les yeux de mon coeur,
il s'y éleva
un affreux orage,
chargé d'une
pluie de larmes.
(107) Et pour les
répandre avec
tous mes soupirs,
je me levai, je m'éloignai
d'Alypius. La solitude
allait me donner la
liberté de
mes pleurs. Et je
me retirai assez loin
pour n'être
pas importuné,
même d'une si
chère présence.
(108) Tel était
mon état, et
il s'en aperçut,
car je ne sais quelle
parole m'était
échappée
où vibrait
un son de voix gros
de larmes. Et je m'étais
levé. Il demeura
à la place
où nous nous
étions assis,
dans une profonde
stupeur. Et moi j'allai
m'étendre,
je ne sais comment,
sous un figuier, et
je lâchai les
rênes à
mes larmes, et les
sources de mes yeux
ruisselèrent,
comme le sang d'un
sacrifice agréable.
Et je vous parlai,
non pas en ces termes,
mais en ce sens: "
Eh! jusques à
quand, Seigneur (
Ps. VI, 4)? jusques
à quand, Seigneur,
serez-vous irrité?
Ne gardez pas souvenir
de mes iniquités
passées (Ps.
LXXXIII, 5, 8). "
Car je sentais qu'elles
me retenaient encore.
Et je m'écriais
en sanglots : Jusques
à quand? jusques
à quand? Demain
?... demain?... Pourquoi
pas à l'instant;
pourquoi pas sur l'heure
en finir avec ma honte?
(109) 29. Je disais
et je pleurais dans
toute l'amertume d'un
coeur brisé.
Et tout à coup
j'entends sortir d'une
maison voisine comme
une voix d'enfant
ou de jeune fille
qui chantait et répétait
souvent: " PRENDS,
LIS! PRENDS, LIS!
" Et aussitôt,
changeant de visage,
je cherchai sérieusement
à me rappeler
si c'était
un refrain en usage
dans quelque jeu d'enfant;
et rien de tel ne
me revint à
la mémoire.
Je réprimai
l'essor de mes larmes,
et je me levai, et
ne vis plus là
qu'un ordre divin
d'ouvrir le livre
de l'Apôtre,
et de lire le premier
chapitre venu. Je
savais qu'Antoine,
survenant, un jour,
à la lecture
de l'Evangile, avait
saisi, comme adressées
à lui-même,
ces paroles: "
Va, vends -ce que
tu as, donne-le aux
pauvres, et tu auras
un trésor dans
le ciel; viens, suis-moi
( Matth. XIX, 21);
"et qu'un tel
oracle l'avait aussitôt
converti à
vous.
(110) Je revins vite
à la place
où Alypius
était assis;
car, en me levant,
j'y avais laissé
le livre de l'Apôtre.
Je le pris, l'ouvris,
et lus en silence
le premier chapitre
où se jetèrent
mes (111) yeux: "
Ne vivez pas dans
les festins, dans
les débauches,
ni dans les voluptés
impudiques, ni en
conteste, ni en jalousie;
mais revêtez-vous
de Notre-Seigneur
Jésus-Christ,
et ne cherchez pas
à flatter votre
chair dans ses désirs.
" Je ne voulus
pas, je n'eus pas
besoin d'en lire davantage.
Ces ligues à
peine achevées;
il se répandit
dans mon coeur comme
une lumière
de sécurité
qui dissipa les ténèbres
de mon incertitude.
386 : Retraite
à Cassiciacum
(IX, 4, 7).
387 : Baptême
d’Augustin,
d’Adéodat
et d’Alypius,
24-25 avril (IX, 6,
14).
Retour vers l’Afrique,
mort de Monique à
Ostie (IX, 11, 28)
(32) 7. Enfin le jour
arriva où j'allais
être de fait
libre de ma profession,
comme déjà
je l'étais
en esprit. Et je fus
libre. Et le Seigneur
affranchit ma langue
comme il avait affranchi
mon coeur. Et je vous
bénissais avec
joie en allant à
cette villa avec tout
ce qui m'était
cher. Comment j'y
employai des études
déjà
consacrées
à votre service,
mais qui, dans cette
halte soudaine, soufflaient
encore la superbe
de l'école,
c'est ce que témoignent
les livres de mes
conférences
dans l'intimité
(Voy. Rétract.
Ch. I, II, III, IV),
et de mes entretiens
solitaires en votre
présence, et
les lettres que j'écrivais
à Nebridius
absent. Mais le temps
suffirait-il à
rappeler toutes les
grâces dont
vous nous avez alors
comblés? Et
puis il me tarde de
passer à des
objets plus importante.
(33) Ma mémoire
me rappelle à
vous, Seigneur, et
il m'est doux de vous
confesser par quels
aiguillons intérieurs
vous m'avez dompté,
comment vous m'avez
aplani en abaissant
les montagnes et les
collines de mes pensées,
comment vous avez
redressé mes
voies obliques et
adouci mes aspérités,
et comment vous avez
soumis Alypius, le
frère de mon
coeur, au nom de votre
Fils unique, Notre-Seigneur
et Sauveur Jésus-Christ,
dont son dédain
repoussait le nom
de nos écrits.
Il aimait mieux y
respirer l'odeur des
cèdres de la
philosophie, déjà
brisés en moi
par le Seigneur, que
l'humble végétation
de l'Eglise, ces herbes
salutaires, mortelles
aux serpents.
(54) 14. Le temps
étant venu
de m'enrôler
sous vos enseignes,
nous revînmes
de la campagne à
Milan. Alypius voulut
renaître en
vous avec moi; il
avait déjà
revêtu l'humilité
nécessaire
à la communion
de vos sacrements;
intrépide dompteur
de son corps, jusqu'à
fouler pieds nus ce
sol couvert de glaces;
prodige d'austérité.
Nous nous associâmes
l'enfant Adéodatus,
ce fils charnel de
mon péché,
nature que vous aviez
comblée. A
peine âgé
de quinze ans, il
surpassait en génie
des hommes avancés
dans la vie et dans
la science.
(55) Ce sont vos dons
que je publie, Seigneur
mon Dieu, Créateur
de toutes choses.
et puissant Réformateur
de nos difformités.
Car il n'y avait en
cet enfant de moi
que le péché;
et s'il était
élevé
dans votre crainte,
c'est vous qui me
l'aviez inspiré,
nul autre. Oui, ce
sont vos dons que
je publie. Il est
un livre écrit
par moi, intitulé
Le Maître; mon
interlocuteur, c'est
cet enfant; et les
réponses faites
sous son nom sont,
vous le savez, mon
Dieu, ses pensées
de seize ans. Il s'est
révélé
à moi par des
signes plus admirables
encore. Ce génie-là
m'effrayait. Et quel
autre que vous pourrait
accomplir de tels
chefs-d'oeuvre?
(56) Vous avez bientôt,
de cette terre, fait
disparaître
sa vie; et je me souviens
de lui avec sécurité;
son enfance, sa première
jeunesse, rien de
cet être ne
me laissant à
craindre pour lui.
Nous nous l'associâmes
comme un frère
dans votre grâce,
à élever
sous vos yeux; et
nous reçûmes
le baptême,
et le remords inquiet
de notre vie passée
prit congé
de nous. Et je ne
me rassasiais pas
en ces premiers jours
de la contemplation
si douce des profondeurs
de votre conseil pour
le salut du genre
humain. A ces hymnes,
à ces cantiques
célestes, quel
torrent de pleurs
faisaient jaillir
de mon âme violemment
remuée les
suaves accents de
votre Eglise! Ils
coulaient dans mon
oreille, et versaient
votre vérité
dans mon coeur; ils
soulevaient en moi
les plus vifs élans
d'amour; et mes larmes
roulaient, larmes
délicieuses!
(102) 28. Alors, méditant sur vos dons, ô Dieu invisible, ces dons que vous semez dans le coeur de vos fidèles pour en récolter d'admirables moissons, je me réjouissais et vous rendais grâces au souvenir de cette vive préoccupation qui l'avait toujours inquiétée de sa sépulture, dont elle avait fixé et préparé la place auprès du corps de son mari; parce qu'ayant vécu dans une étroite union, elle voulait encore, ô insuffisance de l'esprit humain pour les choses (448) divines! ajouter à ce bonheur, et qu'il fût dit par les hommes qu'après un voyage d'outremer, une même terre couvrait la terre de leurs corps réunis dans la mort même. (103) Quand donc ce vide de son coeur avait-il commencé d'être comblé par la plénitude de votre grâce? Je l'ignorais, et cette révélation qu'elle venait de faire ainsi me pénétrait d'admiration et de joie. Mais déjà, dans mon entretien à la fenêtre, ces paroles: " Que fais-je ici? " témoignaient assez qu'elle ne tenait plus à mourir dans sa patrie. J'appris encore depuis, qu'à Ostie même, un jour, en mon absence, elle avait parlé avec une confiance toute maternelle à plusieurs de mes amis du mépris de cette vie et du bonheur de la mort. Admirant la vertu que vous aviez donnée à une femme, ils lui demandaient si elle ne redouterait pas de laisser son corps si loin de son pays: "Rien n'est loin de Dieu, répondit-elle; et il n'est pas à craindre qu'à la fin des siècles, il ne reconnaisse pas la place où il doit me ressusciter. " Ce fut ainsi que, le neuvième jour de sa maladie, dans la cinquante-sixième année de sa vie, et la trente-troisième de mon âge, cette âme pieuse et sainte vit tomber les chaînes corporelles.
388 : Visite de monastères romains. Il s’établit à Thagaste dans la maison de ses parents, pour une vie de moine.
Evêque d’Hippone
391 : Appel au sacerdoce à Hippone en janvier. Il fonde le monastère du jardin.
395 : Evêque coadjuteur de Valerius qui meurt en 396.
396 : Augustin évêque titulaire d’Hippone.
399 : Fermeture des temples païens. Il rédige : La Première catéchèse.
400 : Entre 397 et 400, il rédige Les Confessions.
410 : Chute de Rome le 24 août.
411 : Augustin à Carthage pour la Conférence avec les donatistes.
413 : Début de la rédaction de la Cité de Dieu. Lutte contre Pélage
426 : Heraclius est désigné pour succéder à Augustin. Rédaction des Révisions.
429 : Les Vandales en Afrique. Débats sur la grâce en Provence.
430 : Les Vandales devant Hippone. Mort d’Augustin le 28 août.
"Il avait rejeté
loin de lui tous les
soucis du monde et
servait Dieu, avec
ses compagnons et
les bonnes oeuvres,
contemplant jour et
nuit la loi du Seigneur.
Ce que Dieu lui révélait
dans l'étude
et la prière,
il le transmettait
par la parole et par
l'écrit".