Monastère
des Augustines de Malestroit, communauté des soeurs chanoinesses
hospitalières de l'orde des Augustines de la Miséricorde de
Jésus sous la règle de Saint Augustin, au service des pauvres
et malades à la clinique de Malestroit Morbihan en Bretagne
Malestroit
- Une clinique ?
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d'elles !
Le
7 avril 1915, la troupe
arrivant à Malestroit,
les salles qui avaient
accueilli les réfugies
belges furent choisies
comme infirmerie militaire.
Une fois encore, les
Hospitalières
s'activent au chevet
des soldats.
Le vendredi 13 septembre
1918, toute la Communauté
se réunit pour
un geste qui amènera
une renaissance de la
maison: la consécration
au Sacré-Coeur,
consécration qui
est renouvelee depuis
chaque année â
la même date.
En 1919, le Docteur
Daversin reprend le
projet d'une clinique
chirurgicale. Certes
tout est encore bien
modeste, mais peu à
peu les améliorations
se succèdent;
au premier étage
des chambres, une salle
d'opération avec
ses annexes, une salle
de consultation. La
surveillance médicale
est assurée par
un Malestroyen, le Docteur
Emmanuel Mabin.
Et voici qu'à
la Communauté
se présentent
des jeunes. Parmi elles,
Yvonne Beauvais. entree
le 18 mars 1927. Le
travail abonde. Il faut
même refuser des
malades, faute de place
De nouvelles constructions
s'imposent. Le 21juin
1928, la première
pierre de ce qui deviendra
la clinique actuelle
est bénite. Les
travaux vont bon train
: un an après,
c'est l'inauguration.
Comme à d'autres
époques, les soucis
d'argent ne manquent pas.
Si l'on ne peut dire comme
certaines Augustines du
passé que «
pour avoir de quoi dîner,
il fallut supprimer le
souper ce n'est pas pour
autant l'abondance. Mais
la prière et la
confiance des soeurs obtiennent
le soutien de généreux
bienfaiteurs, principalement
de Mr René Bolloré.
L'économe et la
cheville ouvrière
de ces audacieux travaux
est Sr Yvonne Aimée,
entrée l'année
précedente au Noviciat.
Le
Monastère si
vétuste et devenu
aussi trop étroit
à cause des nombreuses
vocations, exige a son
tour des transformations:
cloître, réfectoire,
chapelle. Enfin, en
1935, tricentenaire
de la Communauté,
l'ancien Hospice fait
place à un pavillon:
une partie est destinée
aux enfants malades,
l'autre à une
maison de retraite pour
les prêtres du
diocèse. C'est
actuellement la Maison
de repos Ste Thérèse.